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à propos de "l'impasse"...

Le 16 novembre 2006, le Parti Socialiste investissait majoritairement Ségolène Royal pour l’élection présidentielle.

A l’instar de Lionel Jospin, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur la pertinence du choix de l’époque en soulignant combien il était porteur de « mystification ». Dans son ouvrage, la demi-teinte n’est plus de rigueur. L’examen est méticuleux. Cependant, les critiques formulées sont tellement vives qu’elles ouvrent inévitablement une question majeure dans le devoir de mémoire si nécessaire à la reconstruction collective.

Si l’ampleur du danger pour la gauche et pour le pays était si grand, pourquoi ne pas avoir indiqué avec la même intensité une autre issue possible autour de l’un des deux autres candidats ?

Lionel Jospin vient d’indiquer au pays qu’il avait voté Dominique Strauss-Kahn. Beaucoup d’autres ont fait de même, dans l’isoloir. Ces gestes sont à leur honneur mais il sont éloquents. C’est aussi l’histoire de leur discrétion qu’il convient de dresser. Elle restera celle d’une dynamique gâchée, d’une opportunité gaspillée, et aujourd'hui, d’une potentialité en jachère.

Municipales 2008

Municipales 2008

Page_1_groupeDans un mois, les socialistes toulousains vont devoir désigner leur candidat pour mener la bataille du Capitole de Mars 2008. Avec le score obtenu lors de la présidentielle et après avoir conquis trois cantons, puis deux circonscriptions à la droite, les raisons d’espérer sont là.

Toulouse est bien une ville de gauche. Mai s les socialistes doivent être à la hauteur de l’espérance. Il faudra pour cela un candidat qui la rassemble et une liste qui lui ressemble. Toulouse a changé et la gauche doit changer avec elle. Loin des fièvres électorales, notre responsabilité est d’éviter le dangereux tourbillon des prétendants et de forcer le destin. Plutôt qu’un candidat, elle est de choisir le futur maire d’une métropole et l’équipe d’une nouvelle ambition pour Toulouse.

C’est la rénovation elle-même qu’il faut refonder !

Tel est le titre de mon dernier papier pour le site de socialisme et démocratie. http://sd31.wordpress.com/

Il arrive un moment où les mots, ne disant plus les choses, sombrent dans le dérisoire. Les bonnes intentions s’en trouvent galvaudées. Et ce ne sont pas les balbutiements de jeunes pousses qui contrediraient ce constat, impatients qu’ils sont à devenir en réalité de futurs anciens.

Il y a une sorte de précipitation cosmétique à vouloir changer le nom de son parti, à trancher la question d’un quelconque leadership, à encourager des expéditions punitives pour mieux se sauver soi-même. Cette candide propension à faire oublier les louanges d’hier en brûlant désormais ce que l’on a adulé n’est vraiment pas la meilleure preuve concrète de la sincérité rénovatrice et d’une pratique renouvelée.

bals d'été

En cet été finissant et maussade pour la gauche, les bals annonciateurs de la rentrée se succèdent. Melles, Frangy et bientôt La Rochelle. Ce rendez-vous très prisé qui sent encore les vacances et offre de ce fait la douceur de la transition, faute d'accoucher d'un "programme de transition".

La croisette 2007 renouera-t-elle avec les succès d'antan ? Cette année, les médias s'intéressent plutôt à la "quinzaine des jeunes réalisateurs". Après le festival off de Melles et de Frangy et après le flop des sorties en salle du mois de mai, les clapotis de la "nouvelle vague" cherchent une "nouvelle voie". Qu'elle évite surtout, dressée sur ses égo, de singer les anciens. La première condition est en effet celle de l'humilité.

Vacances forcées...

mercredi 19 juillet, 23 H 45, j'ai eu la visite du SAMU. L'alerte était violente. Mais ce n'était finalement pas une alerte. Juste une péricardite dont l'origine serait virale. En attendant, après une nuit aux urgences de Rangueil, me voilà au repos forcé et en sevrage tabagique. Cet arrêt du tabac me semble d'ailleurs plus facile que les autres tentatives. Et pour cause ! Un grand merci à Claire qui s'est beaucoup trop inquiétée, à Jean-Christophe, Didier, Sabine et bien sûr à Anne, toujours aussi précieuse et présente. Je vous dis donc à la rentrée et je coupe sur le champ téléphone et portable...

Montebourg l'inconséquent

La perspective de la nomination de DSK au FMI, qui résulte surtout du consensus des chefs d'Etat européens, doit être une source de fierté pour les socialistes.
Outre la reconnaissance d'une compétence reconnue, il faut y voir aussi la preuve d'une disponibilité pour agir et pas seulement réagir ou discourir. Montebourg reproche à DSK de préférer "se soustraire à l'effort qu'il nous faudra tous faire pour recréer une offre politique digne de ce nom à gauche". Celui-là même qui passe son temps à vilipender les "éléphants" regrette maintenant qu'ils prennent de la hauteur. Et oui, c'est pas donné à tout le monde de prendre de la hauteur. "Les rastignac aux petits pieds" ne sont peut-être pas ceux qu'on croit. Il aurait mieux à tout ce petit monde de promouvoir au bon moment l'utilité de DSK plutôt que de la vilipender tels des lionceaux.

DSK au FMI ?

"Lorsqu'un évènement vous échappe, feignez d'en être l'organisateur." Voilà mon sentiment à la découverte du premier communiqué AFP dévoilant la perspective d'une nomination possible de DSK au FMI. MalicieusDsc_0386ement, l'objet de ce communiqué était d'évoquer le soutien de Sarkozy et, ce faisant, d'annoncer l'idée elle-même. Bref, mettre la charrue avant les boeufs en espérant qu'une nouvelle fois le trouble soit semé. A l'heure où j'écris ces lignes, je doute encore du consensus possible à l'échelle européenne alors que la France va encore expliquer qu'elle ne respectera pas ses engagements en matière de déficit public. Nos pays voisins en ont en effet assez d'une telle arrogance qui demande des dérogations au nom de politiques fiscales qui n'ont rien de structurel et tout d'injuste. Bref, DSK ne va-t-il pas faire les frais de la politique de Sarko ? En tout cas, concernant le FMI, c'est le premier qui s'impose au second et non l'inverse !

MUNICIPALES TOULOUSE

Le calendrier de désignations vient d'être fixé. Septembre pour les municipales et Octobre pour les Sénatoriales. A ce jour, nous ne connaissons pas encore les candidatures qui seront déposées réellement. Nous ne connaissons pas non plus, a fortiori, l'architecture des équipes telle que conçue par les têtes de liste éventuel(le)s et qui seront évidemment un élément du choix. Nous n'avons pas davantage d'indications sur le contenu du projet que le choix de l'équipe devra dès lors illustrer. Dans ces conditions, s'il faut aller vite, pourquoi se précipiter ? Je pense pour ma part qu'il n'y aura pas de projections mécanique des résultats présidentiels et législatifs sur la municipale. De ce point de vue, sans doute faudra-t-il manifester un souci de renouvellement équilibré comme ce fut d'ailleurs le cas dans les deux circonscriptions gagnées à la droite. Ce souci de renouvellement ne fut pas un obstacle mais au contraire un atout.

Le PS et les courants

Ségolène, dans ses dernières déclarations, semble remettre en cause le système de la représentation interne au PS. Certes, le renouvellement y est lent. En même temps, comment défendre la justice du systéme de la proportionnelle à l'échelle des institutions du pays et la rejeter au sein de son organisation ? La remise en cause des courants et des motions sur lesquels est assise la représentation interne n'est pas le gage d'une meilleure démocratie. Au contraire. L'enjeu de la refondation est certainement ailleurs. Encore fait-il accepter de le régler dans un débat assumé et ne pas le considérer comme réglé dans un débat de procédure tranchant la question d'un éventuel leadership.

LA DOUBLE DEFAITE DE J.L MOUDENC

Dimanche dernier en Haute-Garonne, les candidats de Nicolas Sarkozy n’ont pas gagné et, surtout, le maire de Toulouse a perdu. La raison est simple. Il a lui-même tenu à municipaliser le scrutin. Au jeu du quitte ou double, le risque devient plus grand. Les handicaps se cumulent entre la solidarité inavouable envers l’UMP et l’instrumentalisation trop confiante du mandat de maire. La double défaite de Jean-Luc Moudenc est aussi là : une hésitation à assumer qui installe le doute des convictions, une vision restrictive de l’enjeu qui tourne le dos à la maturité politique des électeurs. Avec cette élection, Toulouse est vraiment rentrée dans la modernité. Elle demande désormais à la gauche d’en être digne sans arrogance.