à propos de "l'impasse"...
Le 16 novembre 2006, le Parti Socialiste investissait majoritairement Ségolène Royal pour l’élection présidentielle.
A l’instar de Lionel Jospin, nombreux sont ceux qui s’interrogent sur la pertinence du choix de l’époque en soulignant combien il était porteur de « mystification ». Dans son ouvrage, la demi-teinte n’est plus de rigueur. L’examen est méticuleux. Cependant, les critiques formulées sont tellement vives qu’elles ouvrent inévitablement une question majeure dans le devoir de mémoire si nécessaire à la reconstruction collective.
Si l’ampleur du danger pour la gauche et pour le pays était si grand, pourquoi ne pas avoir indiqué avec la même intensité une autre issue possible autour de l’un des deux autres candidats ?
Lionel Jospin vient d’indiquer au pays qu’il avait voté Dominique Strauss-Kahn. Beaucoup d’autres ont fait de même, dans l’isoloir. Ces gestes sont à leur honneur mais il sont éloquents. C’est aussi l’histoire de leur discrétion qu’il convient de dresser. Elle restera celle d’une dynamique gâchée, d’une opportunité gaspillée, et aujourd'hui, d’une potentialité en jachère.


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